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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 17:00

Pièce de Laurence Genoud

Avec Stéphane Henon et Fabienne Carat

A découvrir sur ce site : http://lasuiteauprochainepisode.com 

 

Axel est follement amoureux de Liane. Il lui écrit mainte fois. Elle ne réagit pas. Il va se rapprocher  d'elle tel un prédateur... Doucement patiemment, délicatement... Il va essayer de l'apprivoiser en lui écrivant des 100e de lettres. Aucune n'obtiendra de réponse. Pourtant, elle les lit ses lettres ! Il le sait ! Il l'a vu !

Jusqu'au jour où... Contraint et forcé de passer dans l'urgence à l'action, Axel décide de la séquestrer une nuit entière dans un grenier !

Note de Laurence Genoud (auteure)

En écrivant l'histoire de deux individus que tout oppose et que bien peu de choses séparent; j'ai souhaité mélanger deux vies : celle de Axel, célibataire, enfermé dans son passé et dans l'amour d'une femme qui l'ignore totalement et qui cependant le connait mieux que personne. Mais ça elle ne le sait pas encore... ! Liane, en couple à mis temps, fragile, isolée dans son quotidien, contrainte depuis quelques semaines et désespérée comme une condamnée que l'on trainerait à l'abattoir !


Axel : agoraphobe, asexué, ordinaire, incompris, solitaire et tourmenté passe son temps depuis 3 ans à espérer Liane, à l'attendre, l'épier, lui écrire, à l'aimer en sourdine, à souffrir en silence et à mourir un peu plus chaque soir pour renaître un peu moins chaque matin. Son attente l'use, jusqu'au jour ou...


Liane : discrète, dynamique, secrète et assez seule, finalement. Surtout ces derniers temps ! Une décision à prendre, qu'elle prend par obligation. Son choix n'est pas le sien, mais celui d'un homme avec qui elle partage ses semaines, mais jamais ses week-end.

"Ce texte est multiple. Il ne résout rien, n'élude pas l'ambiguïté, reste ouvert à chacun, peut-être lu ou entendu au premier degré comme au delà. Il porte les thèmes universels qui sont l'amour, la solitude, le choix, l'indifférence, le souvenir et l'absence. Valables en toute époque en tout lieux, ils sont traités aujourd'hui comme des voies de lecture de la société urbaine contemporaine, où le sentiment a du mal à s'exprimer, où ne reste peut-être que le renoncement ou le refuge dans le virtuel.

Il est aussi une ode à l'amour ! Et bien que les expressions soient durs, crues parfois, violentes cette histoire illustre sans détour les visions contrastées de nos relations homme/femme. Nos besoins primaires et respectifs. Nos failles et nos forces. Nos déroutes et nos engagements. Nos faiblesses et nos lâchetés.

L'autre question centrale est celle de la liberté, par la confrontation à l'enfermement (physique et psychique). Les personnages nous questionnent sur ce qu'est la liberté aujourd'hui : si elle n'est pas illusoire, permise dans les seuls rêve et création, autorisée en société sous le seul mode de l'apparence, et si cela vaut tant de s'occuper de nos libertés premières et prosaïques, si l'on se soucie si peu de celles de l'esprit.


Le poids des thèmes, la tension qui ne se relâche pas, l'avancée implacable de l'intrigue ne doivent pas cacher les pointes d'humour, la satire et la grande énergie de jubilation qui pousse à ne pas se laisser porter par la facilité, à choisir au final la confrontation plutôt que la lâcheté, et prendre le risque de perdre ce qui nous est le plus cher !

Enfin, ce texte contient quelques phrases justes et si bien placées que le « spectateur/internaute » ne pourra repartir sans sa provision de pensées à méditer, ou sans avoir été au moins une fois touché. Parce que la situation comme les mots employés ont la simplicité qui fait qu'on ne se perd que là où l'auteure a envie de faire douter. Les images affluent plus vite que les mots et le texte prend forme instantanément, sans avoir à lui forcer le trait". Analyse de Candice MOISE


Bande-Annonce IN EXTREMIS

 


Fabienne CARAT et Stéphane HENON au théâtre
 

 

 

 

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Published by stephane.henon.over-blog.com - dans Théâtre
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